Equipe Krebs

Physiopathologie des Maladies Psychiatriques: Développement et Vulnérabilité


Chef d'équipe :  Marie-Odile Krebs

Membre d'équipe :  Isabelle Amado  |   Colombe Baruch-Yon  |   Narjes Bendjemaa  |   Emilie Bonnard  |   Pauline Chaste  |   Boris Chaumette  |   Macarena Cuenca-Maia  |   Ghita Dadi  |   Fanny Demars  |   Alain Dervaux  |   Julien Descles  |   Ariel Frajerman  |   Raphael Gaillard  |   Qin He  |   Anton Iftimovici  |   Thérèse Jay  |   Chuan Jiao  |   Mathilde Kazes  |   Oussama Kebir  |   Gwenaëlle Le Pen  |   Gilles Martinez  |   Aude Marzo  |   Lydie Mathevet  |   Yannick Morvan  |   Anne Cécile Petit  |   Marion Plaze  |   Marco Pompili  |   Fabrice Rivollier  |   Alexandre Salvador  |   Fabien Vinckier  |   Dominique Willard

 

Les troubles psychiatriques résultent d'interactions complexes entre la vulnérabilité génétique et / ou développementale et des facteurs environnementaux tardifs. Nos résultats renforcent l’hypothèse d’une forme développementale de schizophrénie (SCZ), dans le continuum des troubles du spectre autistique (TSA), et suggèrent que les variants rares et les marqueurs de développement sont utiles pour stratifier les patients (Girard 2015, Gay 2013, Martinez 2017). Par ailleurs, nous avons identifié pour la première fois des changements épigénétiques dynamiques pendant l'apparition de la psychose, et nous proposons des voies spécifiques à explorer comme cibles potentielles pour modifier l’évolution de la maladie: régulation du stress oxydatif, guidage axonal et voies inflammatoires (Chan 2015, Kebir 2017). En outre, nous avons identifié que les réseaux Hipp / PFC constituent un ‘hub’ pour les troubles liés au stress (anxiété, depression), la psychose et la SCZ, et permettent identifier de nouvelles cibles thérapeutiques (Godsil, 2015, Magalhães 2017, Rame 2016).


Notre projet vise à identifier les processus sous-jacents à l'apparition et au devenir des troubles psychotiques, en tenant compte du contexte développemental et / ou génétique. Nous suivrons une stratégie translationnelle réversible chez l'homme et dans les modèles de rongeurs (i) au niveau moléculaire (biomarqueurs, régulation épigénétique) et au niveau cellulaire, en utilisant un nouveau modèle in vitro développé avec A Hosmalin (Institut Cochin) qui permet l’étude de cellules de type neuronal dérivé de monocytes périphériques; (ii) au niveau intégré (imagerie, modèles cognitifs) en se concentrant sur les réseaux hippocampo-préfrontal (HpPf).


Ces études devraient permettre d'identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques personnalisées et préventives dans les stades précoces des troubles du spectre de la schizophrénie.

 

5 principales publications

 

Frajerman A,  Morvan Y,  Krebs MO, Gorwood P, Chaumette B:Burnout in medical students before residency: A systematic review and meta-analysis. European Psychiatry


Kebir O* Chaumette B*, Rivollier F, Miozzo F, Lemieux Perreault LP, Barhdadi A, Provost S, Plaze M, Bourgin J, the ICAAR team, Gaillard R, Mezger V, Dube MP, Krebs MO : Methylomic changes during conversion to psychosis Mol Psychiatry, 2017 22:512-518.


Magalhães R, Barrière DA, Novais A, Marques F, Marques P, Cerqueira J, Sousa JC, Cachia A, Boumezbeur F, Bottlaender M, Jay TM, Mériaux S, Sousa N. The dynamics of stress: a longitudinal MRI study of rat brain structure and connectome. Mol Psychiatry. 2017 Dec 5. doi: 10.1038/mp.2017.244.


Renard J, Vitalis T, Rame M, Krebs MO, Lenkei Z, Le Pen G, Jay TM. Chronic cannabinoid exposure during adolescence leads to long-term structural and functional changes in the prefrontal cortex. Eur Neuropsychopharmacol. 2016 Jan;26(1):55-64.


Vinckier F, Gaillard R, Palminteri S, Rigoux L, Salvador A, Fornito A, Adapa R, Krebs MO, Pessiglione M, Fletcher PC. Confidence and psychosis: a neuro-computational account of contingency learning disruption by NMDA blockade. Mol Psychiatry. 2016 Jul;21(7):946-55.


Gay O, Plaze M, Oppenheim C, Mouchet-Mages S, Gaillard R, Olié JP, Krebs MO, Cachia A. Cortex Morphology in First-Episode Psychosis Patients With Neurological Soft Signs. Schizophrenia Bull 2013 Jul;39(4):820-9.

 

Projet RHU PsyCARE- Intervention précoce dans la psychose : vers une psychiatrie préventive et personnalisée

Coordonné par Pr. Marie-Odile Krebs (Université de Paris/GHU Paris/Inserm)

 

 

La schizophrénie et la psychose chronique sont parmi les troubles les plus invalidants qui frappent les adolescents et les jeunes adultes, impliquant des troubles cognitifs et une réduction de la réussite professionnelle et de la qualité de vie.

Des études récentes montrent que le stade précoce des psychoses est une fenêtre d'opportunité pour limiter la sévérité de la psychose ou prévenir sa progression vers la chronicité.

Ainsi, l'hypothèse de base de PsyCARE (« Intervention précoce dans la psychose : vers une psychiatrie préventive et personnalisée ») est que le renforcement de la neuroprotection et de la neuroplasticité améliorera le niveau de résilience d'un individu et atténuera l'impact négatif des anomalies précoces du développement lorsqu'il sera confronté à des facteurs de stress pendant la phase critique de l'adolescence cérébrale (entre 12-25 ans).

 

L'objectif général de PsyCARE est d'améliorer l'intervention précoce en cas de psychose en fournissant un nouvel ensemble d'outils faciles à diffuser afin :

  • De faciliter l’accès aux soins
  • D’améliorer la détection précoce
  • D’offrir des programmes thérapeutiques personnalisés

Ces stratégies précoces et personnalisées permettront d’adapter les thérapies à l'individu dès les premiers stades du trouble. 

 

Pour remplir cet objectif ambitieux, le projet PsyCARE se propose d’atteindre les buts suivants :

- Identifier des biomarqueurs pour améliorer le diagnostic, la détection du stade de la maladie et la prédiction du devenir fonctionnel ;

- Identifier une liste de cibles pour les stratégies de modification de la maladie

- Fournir et valider :

de nouveaux outils portables pour le phénotypage numérique dans la pratique courante, y compris l'évaluation motrice, l'analyse automatique du texte et de la parole ; 

une application pour l'entraînement cognitif personnalisé

une nouvelle application centrée sur le patient facilitant la gestion des cas et l'engagement du patient (PsyCARE App) ;

un système d'aide à la décision (Decision Support System - DSS) qui guidera la stratégie thérapeutique personnalisée

- Développer une plateforme innovante de collecte et d’intégration des données PsyCARE adaptée à la recherche en psychiatrie et aux soins en santé mentale

- Fournir un kit d'outils pour la diffusion des connaissances et la formation afin d'améliorer la sensibilisation et le transfert des résultats de PsyCARE à la pratique médicale

 

Les stratégies thérapeutiques PsyCARE vont être testées à grande échelle, dans un essai multi-centrique sur 500 patients présentant des premiers signes de psychose, afin d’évaluer l'effet de ces soins précoces et personnalisées composites. Un soin particulier sera apporté à la mise en œuvre des résultats de PsyCARE à l’échelle nationale et à l’étude de leur impact sur le système de santé et le parcours de soin.

 

 

Le projet PsyCARE est structuré en 9 lots de travail (WorkPackages - WP) :

WP1 : Identifier les marqueurs biologiques pour guider les interventions thérapeutiques (Responsables : Oussama Kebir et Boris Chaumette, GHU Paris/Inserm)

WP2 : Identifier les marqueurs d'imagerie pour guider les interventions thérapeutiques (Responsable : R. Jardri, CHU Lille)

WP3 : Utilisation de nouveaux outils numériques pour le phénotypage clinique et neuro cognitif (Responsables : J. Charlet, Sorbonne Université et Pavel Lindberg, Inserm)

WP4 : Analyse des données multimodales (Responsable : E. Duchesnay, CEA)

WP5 : Conception et déploiement de la plate-forme PsyCare (Responsable : P. Boutinaud, Fealinx)

WP6 : Outils d'intervention numériques PsyCare pour une meilleure cognition et la promotion de l'engagement (Responsable : E. Chevallier, Apycare)

WP7 : Valider l'effet des stratégies de traitement personnalisé sur le résultat fonctionnel dans la psychose débutante (Responsable : Marie-Odile Krebs Université de Paris/GHU Paris/Inserm)

WP 8 : Faciliter l’implémentation à grande échelle des résultats de PsyCARE (Responsable : K. Chevreul, AP-HP/Inserm)

WP9 : Coordination du projet et dissémination des résultats (Responsable : Marie-Odile Krebs, Université de Paris/GHU Paris/Inserm)

 

Le projet PsyCARE est piloté par le Pr Marie-Odile Krebs, Chef de pôle au GHU Paris/Sainte-Anne et est coordonné par l’INSERM. Il s’agit du premier projet RHU (Recherche Hospitalo_Universitaire du programme des Investissements d’Avenir) dédié à un projet relevant de la psychiatrie et il a débuté en janvier 2020 pour une durée de 5 ans, avec un financement de 8,8 millions d’euros. PsyCARE regroupe un consortium national issu de l’Institut de Psychiatrie https://institutdepsychiatrie.org/,  regroupant experts académiques en neurosciences et en bioinformatique, et centres cliniques d’excellence dans le domaine de la psychose (réseau Transition), avec le partenariat d’entreprises innovantes. Le projet est porté par l’Institut de Psychiatrie et Neurosciences de Paris (Inserm – Université de Paris) et par le GHU Paris Psychiatrie & neurosciences.

A l’Institut de Psychiatrie et Neurosciences de Paris, outre l’équipe du Pr. Marie-Odile Krebs, il implique également le Dr. Pavel Lindberg (équipe de J-L Mas) ainsi que le Dr.  Arnaud Cachia et le Pr. Catherine Oppenheim (équipe Oppenheim).

 

Partenaire

Responsable
scientifique

 

Description

INSERM

Pr. Marie-Odile Krebs

Coordinateur - Public

GHU Paris Psychiatrie & Neurosciences

Pr. Marie-Odile Krebs

Public

CEA Neurospin

Dr. Edouard DUCHESNAY

Public

CHU de Lille

Pr. Renaud JARDRI

Public

SORBONNE Université

Dr. Jean CHARLET

Public

CHRU de Brest

Pr. Michel WALTER

Public

AP-HP

Pr. Corinne ALBERTI

Public

Université de Caen

Pr. Sonia DOLLFUS

Public

FEALINX

Dr. Philippe BOUTINAUD

Privé

SASU Apycare

Dr. Emmanuel CHEVALLIER

Privé

Digital & Ethics

Dr. Feten BEN FREDJ

Privé